Le site Entreprise et Commerce du Réseau CENTURY 21
  1. Accueil
  2. conseil entreprise et commerce
  3. Acheter une entreprise, un commerce

Préparer son financement

Publié le 17/08/2015 - Mis à jour le 15/09/2017
Une fois la perle rare trouvée, c’est-à-dire le fonds de commerce qui correspond idéalement à tous vos objectifs, il est temps de passer à la partie cruciale de votre projet : son financement.

Pour faire simple, et à moins que vous ne disposiez de fonds illimités, cet investissement s’opère en trois parties : votre apport personnel, un emprunt bancaire et des aides diverses. Chacun de ces points mérite, et nécessite, toute votre attention. Il en va de la réussite de votre acquisition. Mais ne foncez pas tête baissée dans cette quête financière si vous n’avez pas identifié vos besoins puis élaboré un plan de financement extrêmement précis. Et assurez-vous d’avoir bien tout inclus : frais et droits de mutation, dépôt de garantie du loyer, appel à des experts comptables ou juridiques, fonds de roulement, etc. En un mot comme en cent, ne tentez pas de minimiser vos nécessités budgétaires, il vous en cuirait ! D’autant qu’un banquier refusera tout net de remettre la main à la poche avant une ou deux années d’exercice, histoire de voir ce que vous valez…

 

L’apport personnel.

En règle générale, on estime qu’un apport de 30% des besoins financiers convient à rassurer le futur prêteur. Mais il faut bien avouer que dans de nombreux cas, le banquier peut se montrer plus exigeant. Il vous appartiendra alors de faire jouer la concurrence bancaire qui perdure en dépit d’un contexte économique morose. Par ailleurs, on peut penser que plus votre future affaire apparaît hasardeuse et plus la banque sera en droit d’exiger un investissement personnel supérieur, une sorte de partage des risques. Notez que certaines aides et autres prêts d’honneur ou à taux zéro peuvent parfois venir grossir votre quote-part et dégonfler ainsi votre impératif d’emprunt. Reste que les proches et la famille constituent aujourd’hui encore une source de financement de cet apport…

 

Les emprunts bancaires.

Si vous, vous connaissez votre affaire sur le bout des doigts (enfin, ce devrait être le cas…), n’oubliez pas que votre banquier tombe des nues. Peut-être même est-il parfaitement ignorant de votre activité, et on ne saurait lui en vouloir. Apprêtez-vous donc à lui expliquer de façon claire et précise votre projet, ses tenants et ses aboutissants. Est-il utile de vous recommander de connaître parfaitement tous les chiffres de votre business plan ? Rien de pis qu’un emprunteur qui hésite à répondre… Et à ce propos, sachez que la clef de votre succès en la matière demeure votre business plan accompagné de son prévisionnel et, dans l’idéal, de son plan de trésorerie. Soignez-en la présentation, c’est important ! (Référez-vous à notre article Le guide du repreneur.)

 

Engager le moins possible sa responsabilité personnelle.

Afin de ne pas mettre en péril votre situation personnelle en cas de défaillance de votre commerce, évitez autant que faire se peut (c’est plus facile à dire qu’à faire) d’engager votre responsabilité individuelle. Ou, au pis, partagez le risque avec un organisme tel que la BPI[1] qui pourra vous garantir jusqu’aux deux tiers de votre emprunt. N’oubliez jamais que votre banquier est un commerçant comme les autres et qu’il n’est pas plus bête qu’il en a l’air. Pour l’énoncer autrement, tout en défendant votre cause, comprenez sa position ; cela ne pourra que faciliter vos échanges.

 

Aides locales ou nationales.

Quelle que soit l’importance de ces aides (à cet égard, reportez-vous à notre article Les aides au financement d’une reprise d’un fonds de commerce), considérez toujours le temps et l’énergie dépensés à les obtenir par rapport à leur montant. Autrement dit, ne perdez pas des semaines précieuses à vous disperser et à vous perdre dans les méandres de l’administration pour recevoir, en fin de compte, quelques centaines ou milliers d’euros qui ne représenteraient en définitive que quelques centiles de l’investissement global. Nonobstant cela, ces aides peuvent, dans certains cas de figure, se révéler singulièrement alléchantes et méritent dès lors toute votre attention.

 

[1] Banque publique d’investissement : http://www.bpifrance.fr/

 

 


A lire aussi : "Aides au financement à la reprise d’un commerce"
et "Les frais d’acquisition d’un fonds de commerce"

 

Suivez l’actualité immobilière et rejoignez-nous