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Les frais d’acquisition d’un fonds de commerce

Publié le 17/08/2015 - Mis à jour le 15/09/2017
Dédale juridique et fiscal, l’acquisition d’un fonds de commerce entraîne le paiement d’un certain nombre d’impôts et de taxes. Qui varient…

Dès lors qu’il s’agit d’impôts et de taxes, l’État sait compliquer les choses à loisir et l’achat d’un fonds de commerce n’échappe pas à la règle. D’autant que les pourcentages appliqués peuvent varier d’une année à l’autre voire selon la région. C’est ainsi que l’acheteur devra acquitter deux types de frais au moment de la conclusion de l’achat : une taxe de mutation d’une part et les honoraires du notaire d’autre part, en sachant que l’intervention de celui-ci n’est nullement obligatoire mais recommandée afin d’assurer l’authentification de l’acte. Il est à noter qu’il n’existe pas de tarif fixe pratiqué par les notaires mais que le coût est librement fixé entre l’officier ministériel et son client.

 

La taxe de mutation.

Si un tarif commun s’applique pour la taxe de mutation, un régime spécial a été également prévu dans les zones franches urbaines et de revitalisation rurale afin de stimuler la cession et la pérennité des négoces de proximité dans des secteurs de plus en plus désertés. Pour le général, le paiement d’un droit d’enregistrement s’impose dès lors que le prix d’achat du fonds de commerce est supérieur ou égal à 23 000 € avec un taux de 3% qui se répartit entre un droit budgétaire au profit de l’État et deux taxes départementale et communale[1]. Au-delà d’un montant de 200 000€, le taux de 5% s’exerce (uniquement sur la tranche supérieure à ce chiffre).

 

Des taux réduits pour faciliter le commerce.

Dans les zones franches urbaines-territoires entrepreneurs (ZFU) et dans la mesure où l’acquéreur s’engage pour une durée d’exploitation minimale de son fonds de commerce de 5 années, la première tranche de 23 000 à 107 000€ bénéficie d’un taux réduit à 1% (au lieu de 3%). Par ailleurs, afin de faciliter la reprise par un proche du vendeur (conjoint, parents, enfants, frères ou sœurs) ou par l’un de ses salariés (en CDI depuis plus de 2 ans), il est appliqué un abattement de 300 000 € sur la valeur du négoce[2].

 

Deux cas de figure pour le stock.

Pour ce qui concerne les marchandises neuves cédées avec le fonds, deux cas de figure peuvent se présenter : si elles sont assujetties à la TVA, aucun droit d’enregistrement n’est exigible. En revanche, si elles ne le sont pas, une taxe de 1,50% est requise sur la valeur totale de ces produits. Pour terminer, sachez qu’à ces nombreux impôts et taxes s’ajouteront les frais nécessaires à la publication de l’acte de cession dans un journal d’annonces légales et au Bodacc[3]. Une fois encore, en cas de doute, n’hésitez pas à vous rapprocher d’un notaire et/ou d’un professionnel de la cession-acquisition de commerces.

 

[1] http://vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/F32581.xhtml

[2] http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?idArticle=LEGIARTI000019291822&cidTexte=LEGITEXT000006069577&dateTexte=20140120

[3] Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales

 

 


A lire aussi : "Aides au financement à la reprise d’un commerce"
et "Préparer son financement"

 

 

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