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Sondage CSA : 58% des Français sont attachés à leur centre-ville.

Publié le 16/04/2019 - Mis à jour le 31/05/2019
Alors que l’État se soucie de revitaliser les villes moyennes avec l’action « Cœur de ville » dotée d’un budget de 5 milliards €, le 3e baromètre « Centre-ville et commerces : attentes et usages des Français » démontre l'attachement de nos concitoyens au dynamisme économique et culturel de leur commune.

Un baromètre annuel.

Tandis que de nombreuses villes moyennes rencontrent des difficultés, que les magasins de centres-ville peinent à concurrencer les centres commerciaux en périphérie, l’État tente d’inverser le mouvement. Avec beaucoup de retard bien qu’avec de louables intentions. D’ailleurs, depuis trois ans, avec l’assistance technique de l’institut de sondage CSA, l’association d’élus locaux et de parlementaires Centre-Ville en Mouvement questionne les Français sur leurs centres-ville. Et il apparaît ainsi que 40 % de nos compatriotes s’inquiètent de l’avenir de ces cœurs de commune.

 

Un centre-ville n’existe pas sans ses commerçants.

Une prise de conscience, conforme à la réalité surtout quand il s’agit de petites ou de moyennes localités, mais qui entre en collision directe avec les nouvelles habitudes de consommation. Certes, le Français apprécie les commerces proches de chez lui, les rues marchandes et animées au cœur de sa commune mais n’en continue pas moins à se précipiter dans les grandes surfaces en périphérie des agglomérations ou à commander sur internet. Or, qu’est-ce qu’un centre-ville si ce ne sont ses commerçants et ses services de proximité ? Bien peu de choses en vérité. Et ce n’est pas là le moindre des paradoxes de notre pays.

 

Un paradoxe français.

Nonobstant cela, les contribuables, dans leur très grande majorité pour ne pas dire la totalité, estiment que les municipalités devraient investir massivement pour soutenir l’activité des centres-ville. Et proposent, quand on leur demande :

- d’augmenter la piétonisation des rues (mais souhaitent néanmoins se stationner juste devant la vitrine) ;

- de favoriser les commerces alimentaires (même si l’alimentation ne compte plus que pour 20% du budget des ménages et que les produits industriels gagnent des parts de marché) ;

- de multiplier les transports en commun (alors que la voiture demeure reine en ville même si la part des métros, bus et autres tramways, augmente dans les grandes agglomérations ces dernières années).

 

Une revitalisation nécessaire.

Quoi qu’il en soit, il appert dans ce baromètre que la préoccupation du sort des centres-ville concerne essentiellement les habitants des villes de plus de 50 000 habitants à l’inverse des plus petites communes. Et que ce sont plutôt les personnes âgées qui apprécient les commerces de proximité tandis que les plus jeunes souhaiteraient davantage d’espaces connectés (équipés en wifi). Deux mondes cohabitent avec une même volonté : la revitalisation des centres urbains et de leurs commerces.

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