Agences immobilières CENTURY 21 : immobilier, achat, vente, location et activités de gestion immobilière
  1. Accueil
  2. conseil acheter
  3. Définir mon projet
Taxe foncière, taxe d’habitation… A quoi servent ces impôts locaux ?

Taxe foncière, taxe d’habitation… A quoi servent ces impôts locaux ?

Par La rédaction CENTURY 21
Publié le 13/09/2023 - Mis à jour le 23/09/2025
Si vous êtes propriétaire, vous venez certainement de recevoir votre avis de taxe foncière. Sans oublier la taxe d’habitation…

Taxe foncière et taxe d'habitation, des mots qui engendrent des questions naturellement : 

Qui doit payer la taxe d'habitation en 2025 ? Qui est redevable de la taxe d'habitation ? Qui est exonéré de la taxe d'habitation ? Les réponses dans cet article.

Chaque automne, les avis d’imposition tombent et suscitent souvent des interrogations. Si la taxe d’habitation a quasiment disparu pour les résidences principales, elle reste applicable dans certains cas, tandis que la taxe foncière continue de peser sur les propriétaires. Mais à quoi servent réellement ces impôts locaux ? Qui les collecte, comment sont-ils calculés et pourquoi sont-ils indispensables au fonctionnement de nos collectivités ?

Qu’est-ce que la taxe foncière ?

Qui doit la payer ?

La taxe foncière est due par tous les propriétaires de biens immobiliers (maisons, appartements, terrains), qu’ils les occupent eux-mêmes ou les louent.

Comment est-elle calculée ?

Elle repose sur la valeur locative cadastrale du bien, à laquelle s’applique un taux fixé par la commune et l’intercommunalité. En 2025, de nombreuses villes ont réévalué ce taux pour compenser la baisse des recettes liées à la suppression de la taxe d’habitation.

À quoi sert-elle ?

La taxe foncière finance principalement les services publics locaux : entretien des routes, écoles, équipements sportifs, ramassage des déchets, sécurité locale…

Qu’est devenue la taxe d’habitation ?

A-t-elle vraiment disparu ?

Oui, mais seulement pour les résidences principales. Depuis 2023, aucun foyer n’est redevable de la taxe d’habitation sur son logement principal.

Dans quels cas reste-t-elle applicable ?

  • Résidences secondaires
  • Logements vacants
  • Cas particuliers de communes ayant instauré une taxe supplémentaire pour lutter contre la vacance

👉 En 2025, environ 7 millions de logements restent concernés par la taxe d’habitation.

Pourquoi ces impôts locaux sont-ils indispensables ?

Financer les collectivités locales

Les taxes foncière et d’habitation représentent une part essentielle des ressources des communes. Elles financent :

  • Les écoles maternelles et primaires
  • L’urbanisme et l’aménagement du territoire
  • La voirie et les transports locaux
  • Les services sociaux de proximité (aide aux personnes âgées, crèches)

Un levier d’autonomie financière

Ces impôts permettent aux collectivités de disposer de ressources propres, indépendantes des dotations de l’État.

Comment ces impôts ont-ils évolué ces dernières années ?

La suppression progressive de la taxe d’habitation

Décidée sous le quinquennat d’Emmanuel Macron, cette réforme visait à redonner du pouvoir d’achat aux ménages. Mais elle a fragilisé les finances locales, obligeant les communes à revoir leurs équilibres budgétaires.

La hausse des taxes foncières

En contrepartie, la taxe foncière a connu une forte augmentation. En 2023, elle a bondi de 7,1 % en moyenne en France, un record. En 2025, la tendance reste à la hausse dans de nombreuses grandes villes.

Existe-t-il des exonérations ou allègements ?

Oui, certains contribuables peuvent bénéficier d’allègements :

  • Les personnes âgées ou handicapées aux revenus modestes.
  • Les bénéficiaires de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa).
  • Les propriétaires de logements neufs peuvent être exonérés de taxe foncière pendant 2 ans.

Quels débats autour de ces impôts en 2025 ?

Une fiscalité jugée lourde pour les propriétaires

De nombreux propriétaires dénoncent la hausse rapide de la taxe foncière, qui alourdit le coût de possession d’un logement.

Des inégalités territoriales

Les taux varient fortement d’une commune à l’autre, parfois du simple au double, ce qui suscite des critiques sur l’équité du système.

Vers une refonte globale de la fiscalité locale ?

Le gouvernement a annoncé vouloir ouvrir une réflexion sur de nouveaux leviers de financement pour les collectivités, afin de réduire la dépendance à la taxe foncière.

Conclusion approfondie : taxe foncière et taxe d’habitation, des impôts locaux toujours au cœur du débat en 2025

La suppression de la taxe d’habitation pour les résidences principales a été vécue comme un soulagement pour plus de 20 millions de foyers. Pourtant, loin de simplifier la fiscalité locale, cette réforme a déplacé le problème. En 2025, la taxe foncière devient l’impôt pivot, concentrant toutes les attentions. Pour les propriétaires, elle représente parfois une charge lourde, venant s’ajouter aux mensualités de prêt, aux charges de copropriété ou aux frais d’entretien.

Un impôt local qui pèse de plus en plus lourd

En 2023, la taxe foncière a augmenté en moyenne de 7,1 % à l’échelle nationale, selon l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI). Mais derrière ce chiffre moyen, les écarts sont considérables : +9 % à Paris, +12 % à Grenoble, +15 % à Marseille. En 2024 et 2025, la tendance ne s’est pas inversée : dans certaines métropoles, l’augmentation cumulée sur cinq ans dépasse les 25 %.

👉 Exemple :

  • Un propriétaire lyonnais d’un appartement de 70 m² qui payait 850 € de taxe foncière en 2019 doit aujourd’hui débourser plus de 1 100 €.
  • Dans une petite commune rurale, un propriétaire de maison individuelle continue de payer moins de 600 € par an, mais il constate lui aussi une hausse régulière.

Ces écarts soulignent une réalité : la fiscalité locale reste profondément territorialisée, dépendante des choix budgétaires de chaque commune.

Une taxe d’habitation qui n’a pas totalement disparu

Si la taxe d’habitation a disparu pour les résidences principales, elle continue de s’appliquer sur les résidences secondaires et les logements vacants. Dans certaines villes tendues comme Paris, Bordeaux ou Nice, une surtaxe allant jusqu’à 60 % peut s’appliquer, dans le but de libérer des logements pour les habitants permanents.

👉 Exemple :

  • Un ménage parisien qui possède un studio en résidence secondaire peut payer jusqu’à 1 500 € de taxe d’habitation par an, en plus de la taxe foncière.
  • À Marseille, un logement vacant depuis plus de deux ans peut être surtaxé, ce qui pousse de nombreux propriétaires à rénover ou mettre en location rapidement.

Cette distinction alimente parfois un sentiment d’injustice : certains propriétaires estiment payer une « double peine » entre taxe foncière et taxe d’habitation majorée.

Des exonérations qui ne profitent pas à tous

Il existe des dispositifs d’allègement, mais ils restent ciblés :

  • Les personnes âgées de plus de 75 ans disposant de faibles revenus.
  • Les bénéficiaires de l’Allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa).
  • Les logements neufs, exonérés de taxe foncière pendant deux ans.

Cependant, ces exonérations ne concernent qu’une minorité de contribuables. La majorité des propriétaires – jeunes actifs, familles, investisseurs – doivent assumer la pleine charge de la fiscalité locale.

Les collectivités locales face à un dilemme

La suppression de la taxe d’habitation a réduit l’autonomie financière des communes. Pour compenser, l’État a transféré une part de la taxe foncière départementale aux municipalités, mais cela ne suffit pas toujours. Les maires doivent choisir :

  • Augmenter la taxe foncière, au risque de mécontenter les électeurs-propriétaires.
  • Réduire certains services publics locaux, au risque d’altérer la qualité de vie et l’attractivité de la commune.

👉 Exemple : une ville moyenne peut décider de maintenir un taux de taxe foncière modéré mais réduire son budget voirie, entraînant un entretien plus rare des routes et trottoirs. À l’inverse, une grande métropole peut choisir d’augmenter fortement la taxe foncière pour continuer à investir dans les transports en commun.

Vers une refonte de la fiscalité locale ?

En 2025, de nombreux experts appellent à une réforme plus globale de la fiscalité locale. Plusieurs pistes sont envisagées :

  • Réformer le calcul de la valeur locative cadastrale, jugée obsolète.
  • Créer une taxe spécifique sur les résidences secondaires dans les zones touristiques.
  • Introduire davantage de progressivité pour ne pas pénaliser les ménages modestes.

Le gouvernement, de son côté, reste prudent, craignant de rouvrir un débat explosif après la crise des Gilets jaunes, largement alimentée par la question du pouvoir d’achat et des impôts.

Un enjeu de justice fiscale

Au-delà des chiffres, la question des impôts locaux touche à une notion de justice. Pour beaucoup de propriétaires, surtout ceux qui n’ont pas terminé de rembourser leur crédit immobilier, la taxe foncière est perçue comme une charge supplémentaire incompressible, qui peut peser lourd sur le budget.

👉 Exemple : un jeune couple primo-accédant dans une grande ville, déjà fragilisé par la hausse des taux de crédit, doit ajouter 1 200 € de taxe foncière à ses dépenses annuelles. À l’inverse, un retraité vivant dans une petite commune paie 400 €, mais bénéficie de services publics plus limités.

Cette disparité nourrit un débat permanent sur la légitimité et l’équité de ces impôts.

Conclusion générale : un impôt contesté mais indispensable

En 2025, la taxe foncière et, dans certains cas, la taxe d’habitation restent incontournables. Leur poids alimente le mécontentement des propriétaires, mais elles demeurent la principale source de financement des services publics locaux : écoles, crèches, transports, voirie, action sociale, sécurité.

👉 Comprendre à quoi servent ces impôts, c’est comprendre que derrière chaque facture se cache un service utilisé au quotidien.
👉 Reste que la hausse rapide de la taxe foncière appelle une réflexion urgente pour éviter d’aggraver le sentiment d’injustice et de pénaliser l’accession à la propriété.

En résumé : si la suppression de la taxe d’habitation a marqué une avancée pour le pouvoir d’achat, la question de la fiscalité locale reste ouverte. La taxe foncière, elle, est appelée à devenir le pilier durable du financement communal, mais son évolution devra être encadrée pour concilier justice fiscale, autonomie locale et acceptabilité citoyenne.

Suivez l’actualité immobilière et rejoignez-nous